26.01.2012
Fashion weak
Ce n'est parce que Karlito est passé du côté obscur de la farce avec sa collaboration avec Zahia qu'il faut faire un boycott général. On va dire que c'est de l'égarement....ou du buzz.
Ensuite, les énergumènes qui hantent les rues de Paris en ce moment confirment que, oui, c'est la Fashion week ! Et c'est la Haute Couture ma chère ! Sortez la carte bancaire et/ou le vieux mari riche, ça va flamber du flouze. Sauf que tout le monde n'a pas de vieux mari riche...ni de mari...Donc on ne va pas de demander à Patate, le vieux chat qu'on a receuili à la SPA, de nous payer une robe à un million.
Aussi, mes amis, remercions l'industrie cosmétique qui surfe sur nos frustrations en matière de Haute-Couture. Je vous propose donc un palliatif qui, certes, ne vous tiendra pas chaud l'hiver mais vous habillera les ongles de luxe et de beauté. Roulements de tambour...
Il s'agit du vernis "Péridot" de Chanel (eh oui, encore Karlito). Le 531 pour celles qui veulent être précises. D'autres l'appeleront le vernis scarabée. Bon bref vous avez compris, ce vernis rend les femmes hystériques.

Remarquez on comprend pourquoi, le rendu final transforme votre manucure en voyage au pays de la haute joaillerie (mais pour une vingtaine d'euros seulement, chère Maryse).
Et sinon à part l'admirer?
C'est juste un bonheur à appliquer (et pourtant je peux vite me mettre à la confection de pâtés quand il s'agit de manucure). Péridot sèche très rapidement. Seul petit souci, les reflets du vernis rendent parfois l'application moyennement précise (ou alors je dois consulter, ce qui est possible aussi).
Le rendu est bien entendu fantastique. Entre le vert et l'or, le vernis permet véritablement un rendu précieux.
Et à la longue? Je suis une barbare donc je ne mets presque jamais de top-coat. Et j'ai des tocs donc je me lave les mains 20000 fois par jour. Pourtant Péridot a bien résisté. Le vernis n'a pas bougé pendant quatre jours. Chose étrange, le cinquième jour, le vernis a commencé à partir de la base de l'ongle (et non pas sur les bords supérieurs). Mais admettons tout de même que l'investissement est plutôt rentable !
12:58 Publié dans C'est l'enfer de la mode..., Make up artist | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chanel, péridot, fashion week, vernis à ongles, top coat, test, beauté, bijou, cosmétiques
16.03.2011
Paris, ton univers impitoyable.
Il n'y a pas si longtemps de cela (avant le passage à vide général, cause "catastrophe post-apocalyptique"), le monde était futile, délirant et sous acide. On se nourrisait d'eau néo-zélandaise en mangeant des sucrines au water bar Colette (et on s'en fout de l'impact carbone parce que l'écologie, c'est pour les gens qui mettent pas de cachemire, donc c'est la loose), on mettait du talon de 12 même dans le jardin des Tuileries (qui un jour sur deux, ressemble à un bac à sable boueux), on se plaignait d'avoir une valise trop petite pour faire New York, Londres, Milan, Paris sans passer par la laverie ouverte 24/24. Bref c'est la Fashion Week, hystérie générale.
Fière habitante de Paris (oui, j'assume...mais je fais moins ma fière quand je suis prise dans une nuée de touristes chinois aux abords du Louvre), j'évite un peu les Tuileries pendant la Fashion Week (eh, je n'ai pas envie de flinguer mes chaussures, je ne suis pas admise dans le placard à chaussures chez Vogue). Sauf que j'ai beaucoup trainé mes Isabel Marant du côté de la rue du Faubourg Saint Honoré (quartier sensible), la faute au Roi Grenouille et aussi à une paire de chaussures dignes marcher sur les genoux jusqu'à Saint Jacques de Compostelle (mais c'est une autre histoire).
J'ai pu constater à quel point nous avions basculé dans un monde parallèle. Ma boutique favorite, d'habitude calme et feutrée, était au bord de l'hystérie. De grosses clientes russes et chinoises hurlaient et avaient les yeux injectés de sang, pires que des poules ayant trouvé un couteau (si vous fréquentez la campagne seulement pendant le salon de l'agriculture, cette image ne vous parle certainement pas). J'avais envie d'offrir une tournée de Prozac à tout le monde.
Le Roi Grenouille et moi avons fait un tour à la boutique éphémère Colette + Chanel. Des poupées Coco Chanel à 1200 €, des cupcakes Chanel (un comble pour des gens qui se nourrisent généralement avec des perf' de Champagne), des agents de sécurité gardant les vêtements (des fois qu'ils s'échappent)...Bref, ma conclusion en sortant de la boutique se résume ainsi : "c'est de la branlette".

C'est bien la peine de faire son malin avec des collants de foufoune électrique quand on ne sait pas se repérer dans le métro.
Copyright : The Sartorialist
Le plus intéressant sociologiquement, la faune de la Fashion Week. Généralement la parisienne lambda est plutôt stylée mais là, nous avions basculé dans un monde parallèle sortant de l'imagination d'Anna Wintour et de l'île du Docteur Moreau. Plein de gens étranges qui ne savent pas qu'il y a quatre saisons et qui ne semblent pas conscients qu'à Paris, au mois de mars, il caille. Jupettes et micro trucs hybrides. Color block partout, fringues d'aliénés et jeunes en manque de reconnaissance (bah oui, plus possible de faire la Star Ac pour être connu) qui s'habillent comme des aliénés pour être remarqués par les street-stylers. Faut-il rire ou pleurer? Et au mileu de tout ça, les "vraies" figures de la Fashion Week : Jeremy Scott entouré d'une nuée de gens étranges (à vrai dire, on ne peut pas dire que le créateur soit "low profile" mais pour quelqu'un qui fait des trucs si délirants, il avait l'air d'avoir la mâchoire un brin crispée) et The Sartorialist, chéri de la Garance Doré nationale, qui attendait le chalant devant chez Colette, visiblement insensible aux post-ados qui roulaient des mécaniques devant lui dans l'espoir d'un cliché.
Bref, Paris pendant la Fashion Week, c'est un peu comme la série Dallas : des coiffures improbables, des épaulettes et des gens qui picolent.
08:35 Publié dans C'est l'enfer de la mode... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, fashion week, sartorialist, jeremy scott, dallas, new york, londres, milan, colette, chanel, hystérie, 2011, saint honoré, anna wintour, vogue
11.05.2010
Chanel et la pétanque.
Comme vous le savez (ou pas), Mister Karlito et sa clique ont posé leurs valises à Saint Tropez (beurk) pour la collection croisière de "si tu pisses partout, t'es pas Chanel du tout". Je me délecte depuis hier d'aller sur la page Ykone qui relate les petites aventures du Kaiser et de ses mignons au pays des churros et de la graisse à traire.
Parce que Saint Tropez, c'est Bardot avant la crème anti-rides et sauvons Bibi phoque, Karlito a tripé et nous a sorti les boules de pétanque Chanel. Euh...oui, comment dire? Il faut de tout pour faire un monde. Enfin perso, pour moi, la pétanque, c'est Tonton Robert en marcel, avec le gros ventre et le verre de pastis, et pas Baptiste "t'as vu c'est des abdos" qui se défoule de sa journée trop hype en dézingant le cochonnet.
Pour preuve, la photo de la coupe "de la victoire internationale de la pétanque hype".

Ouah Jason, t'as trop le look coco avec ta broche qui pandouille et ta veste en papier d'alu.
Photo : copyright Ykone.
Notez l'orgie de chemises ouvertes sur torse imberbe ainsi que la coupe en chainettes et logo Chanel. Je précise tout de même que celui avec la broche est un ex-boxeur. Eh ouais, tout le monde change les poulettes.
Il n'empêche que ça me fait bien rire de voir la capacité de Karlito (et d'autres créateurs) à prendre un truc ringard et en faire le comble du chic...
10:18 Publié dans Anecdote sans intérêt mais purement fascinante. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chanel, saint tropez, pétanque, ykone, collection croisière
15.03.2010
Jade is the new black, le nouveau 505.
Le Shrek et moi avons des activités hautement snobs le samedi (mais pas le dimanche, le dimanche c'est ménage !). Aussi ce week end dernier, nous avons traversé la Seine au péril de notre vie pour arriver chez les Zoulous. Après avoir fait un petit tour dans un quartier défavorisé (ouais genre bidonville ! ça s'appelle la rue de Sèvres !), nous sommes allés dans le magasin qui porte très très mal son nom : Le Bon Marché. En effet, le lieu est TOUT sauf bon marché (à l'épicerie, 14 € le 150 g d'artichauts poivrade en antipasti. La vache, j'ai l'impression de faire partie de "60 millions de consommateurs" en disant ça. N'empêche que ça devait être des artichauts tissés de fil d'or). Au milieu de cette débauche de manteaux en cachemire et de Rolex, il y a une petite mine d'or de vernis OPI (plus que chez Sephora, mais à côté de ça, ce n'est pas difficile !). Parmi ce "filon", la collection printemps "Hong Kong". Plein de belles couleurs un peu flashy (bah ouais on a dit collection Hong Kong, pas Berck Plage). Comme je ne suis pas du tout formattée par les trois tonnes de papier glacé qui me servent de lecture dans les cabinets, j'ai acheté la nuance "Jade is the new black". Il paraît que c'est un peu le nouveau 505 de Chanel mais pas en rupture de stock (pour l'instant) et en un peu plus funky. Le fait que cette nuance fasse partie du Top Ten des produits beauté du mois de mars sur vogue.fr n'a PAS DU TOUT influencé mon choix...mais pas du tout. Pauvre de moi.

Donc j'ai des doigts de petite chinoise. Et pour une patate du vernis à ongles (vous avez déjà vu une patate se mettre du vernis??NON ! Bah maintenant imaginez mes compétences de manucure), le OPI a une application super facile. La matière ne croche pas du tout et est suffisamment épaisse pour bien se répartir sur les saucisses cocktail qui nous servent de doigts. Pour la tenue, normalement, le vernis OPI est à l'épreuve du PAIC Citron et devrait tenir le choc. L'agence tout risque du vernis vous dira ça dans quelques jours !
Ah ah ! Je suis un être à la pointe de la mode (en tout cas, pour le mois de mars). Et vous, vous allez aller à Hong Kong ou vous rester rue Cambon avec votre 505?
10:31 Publié dans Make up artist | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : opi, jade is the new black, chanel, 505, vernis à ongles, nail polish, le bon marché, sephora, hong kong collection, vogue
02.03.2010
Plus raffiné qu'une bière, quand on a soif !
La Fashion Week à Paris commence et la Fashion Week c'est épuisant : il faut sacrément serrer les fesses pour tenir sur des talons de 12. Après, on a des crampes aux mollets à tel point qu'on a l'impression d'être Lance Amstrong après le passage du col du Galibier. Et puis la Fashion Week, c'est la merde quand personne n'a eu la brillante idée de vous attribuer une town car (eh oh, je ne vais pas payer un taxi moustachu, non plus?). Alors tu bats le pavé parisien en manquant de te tordre la cheville et de faire un vol-plané digne du Cirque du Soleil pour atterir pile la truffe dans le caniveau. Oulala la fashion-honte ! Après tout ça, tu deviendras la paria des tentes blanches des Tuileries, pire que si tu avais porté du Roberto Cavalli de la saison dernière (bah ouais, t'es trop nulle, c'est pas encore "vintage"). La Fashion Week c'est un combat de tous les instants : un peu comme si tu étais un pompier face à un immeuble en feu mais version "mes fringues sont tellement chères que je ne sais même pas si j'ai le droit de les laver dans une bassine avec du Génie sans frotter".
C'est pour ça que la pause s'impose. Non pas une pause Mars ou Kit-Kat (tu ne vas pas exploser ta ration calorique du mois en une seule journée, quand même !!!). Pour cela il y a le royaume de la délicatesse (et de la céramique mais ça...pas sûr que certaines y prêtent attention en lisant le Vogue à table). Il s'agit de Toraya, salon de thé japonais entre Concorde et la rue Saint Honoré (dans un quartier défavorisé, quoi). Ce lieu est juste une institution. Frileux du thé vert authentique, passez votre chemin. Et si tu t'attends à te taper un gros Paris-Brest, ce n'est pas la bonne adresse, morfalou!

Le chant des petits oiseaux rythme l'heure du thé, dans un décor à mi-chemin entre Orient et Occident. Question pâtisserie, plein de petites (oui PETITES) douceurs sucrées, dont le goût pourra surprendre le palais formaté Ladurée de certaines. Des formes et des couleurs délicates et intringantes : j'ai notamment testé une déclinaison de petites bouchées sur le thème de pêches de printemps. Le tout à grand renfort de thé (attention les fashionistas, ne négligez pas la pause pipi après ça : le thé, ça descend vite. Ca serait dommage de manquer le final de Chanel parce que tu as une envie pressante...). Bref, si vous cherchez une petite bulle de calme au milieu de la frénésie du chiffon, testez Toraya (enfin pas toutes en même temps sinon question calme, ça deviendra discutable).

11:01 Publié dans Gourmandises parisiennes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : toraya, salon de thé, japon, fashion week, roberto cavalli, ladurée, chanel



