22.03.2011

Des pieds et des mains.

Ce n'est pas Garance Doré qui va dire le contraire : une belle manucure, c'est chic (choc, croustichoc. Pardon pour cet humour foireux, j'ai été réveillée par une perceuse). J'aime beaucoup tenter plein de couleurs hystériques en matière de vernis (un temps, cette affirmation était aussi valable pour les couleurs de cheveux. Heureusement, ma fibre capillaire a été mise au repos forcé). Sauf que je suis une buse pour mettre du vernis : il y en a partout, le vernis a bavé et j'ai tellement enlevé/remis de vernis que le dissolvant a changé de couleur et mes doigts sont teintés de rouge comme un petit chien en manque.

Parfois dans ma grande folie, je m'offre une pose de vernis. Ca fait des vacances aux petits chiens et ça évite l'odeur persistante d'acétone s'incrustant dans les rideaux Ikea après une tentative de noyade par vernis OPI. La semaine dernière, j'ai voulu aller au nouveau nail bar OPi, dans le Marais. Et là, j'ai compris ma douleur. La nana (mère maquerelle?) derrière son comptoir, après un regard de la tête aux pieds, me demande ce que je veux (jouer au baseball? manger une paëlla?un nettoyage du colon?). Quand je réponds "une pose de vernis", elle semble à la limite d'appeler les secours. Pas possible, pas de place, mais enfin quelle idée de vouloir se faire poser du vernis sans rendez-vous dans un endroit apparemment prévu pour ça. Je tente de prendre un rendez-vous et, étrangement, ce n'est pas possible avant la Saint Glinglin...OK, compris.

Et là, je me rappelle qu'un nail bar a ouvert pas très loin de chez moi. Je me renseigne et j'apprends qu'on peut y passer sans rendez-vous. Le Nail Bar s'appelle Smooth. Sur facebook, je trouve les photos de l'intérieur ainsi que les tarifs (très raisonnables). Ce matin prise d'une crise de flemmingite aïgue, je décide d'y faire un saut, histoire de voir et de prendre un peu soin de ma petite personne.

 

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Copyright : Smooth.

 

Un accueil adorable et plein de jolies couleurs de vernis China Glaze (marque US proposant une superbe gamme de couleurs pour pas trop cher). Pour 6 €, une belle pose de vernis (sur ongles limés, s'il vous plaît. Et pan, OPI prend toi ça dans les dents) et surtout un très bon moment. On s'y sent bien, c'est joli, on prend bien soin de vous, le concept est bien sympa (avec des produits de la Mer Morte pour que vos petons reprennent vie). Et en plus, le lieu est privatisable pour les soirées entre filles ou enterrements de vie de jeune fille (pour celles qui ne veulent pas d'un chippendale bouilli) : champagne et petites douceurs en plus de manucure/pédicure. Elle n'est pas belle la vie? Et après ça, plus d'excuses pour avoir d'horribles pieds comme Natalie Portman dans Black Swan.

 

 

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Copyright : Smooth

 

SMOOTH

75012 PARIS
01 44 68 28 50
Ouverture du mardi au samedi de 10H30 à 20H00

 

17.03.2011

Plus victime que fashion.

Ouch mes yeux ! Attention...roulement de tambour.

 

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Eh oui, c'est possible. Voici une Kate Moss à la pistache. Et question make up...euh comment dire? Je pense que ça doit être visible dans le noir tellement c'est flashy. Attendez, je prends un mouchoir, mes yeux saignent. Bah alors, Katie...tu craques?

 

16.03.2011

Paris, ton univers impitoyable.

Il n'y a pas si longtemps de cela (avant le passage à vide général, cause "catastrophe post-apocalyptique"), le monde était futile, délirant et sous acide. On se nourrisait d'eau néo-zélandaise en mangeant des sucrines au water bar Colette (et on s'en fout de l'impact carbone parce que l'écologie, c'est pour les gens qui mettent pas de cachemire, donc c'est la loose), on mettait du talon de 12 même dans le jardin des Tuileries (qui un jour sur deux, ressemble à un bac à sable boueux), on se plaignait d'avoir une valise trop petite pour faire New York, Londres, Milan, Paris sans passer par la laverie ouverte 24/24. Bref c'est la Fashion Week, hystérie générale.

Fière habitante de Paris (oui, j'assume...mais je fais moins ma fière quand je suis prise dans une nuée de touristes chinois aux abords du Louvre), j'évite un peu les Tuileries pendant la Fashion Week (eh, je n'ai pas envie de flinguer mes chaussures, je ne suis pas admise dans le placard à chaussures chez Vogue). Sauf que j'ai beaucoup trainé mes Isabel Marant du côté de la rue du Faubourg Saint Honoré (quartier sensible), la faute au Roi Grenouille et aussi à une paire de chaussures dignes marcher sur les genoux jusqu'à Saint Jacques de Compostelle (mais c'est une autre histoire).

J'ai pu constater à quel point nous avions basculé dans un monde parallèle. Ma boutique favorite, d'habitude calme et feutrée, était au bord de l'hystérie. De grosses clientes russes et chinoises hurlaient et avaient les yeux injectés de sang, pires que des poules ayant trouvé un couteau (si vous fréquentez la campagne seulement pendant le salon de l'agriculture, cette image ne vous parle certainement pas). J'avais envie d'offrir une tournée de Prozac à tout le monde.

Le Roi Grenouille et moi avons fait un tour à la boutique éphémère Colette + Chanel. Des poupées Coco Chanel à 1200 €, des cupcakes Chanel (un comble pour des gens qui se nourrisent généralement avec des perf' de Champagne), des agents de sécurité gardant les vêtements (des fois qu'ils s'échappent)...Bref, ma conclusion en sortant de la boutique se résume ainsi : "c'est de la branlette".

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C'est bien la peine de faire son malin avec des collants de foufoune électrique quand on ne sait pas se repérer dans le métro.

Copyright : The Sartorialist

Le plus intéressant sociologiquement, la faune de la Fashion Week. Généralement la parisienne lambda est plutôt stylée mais là, nous avions basculé dans un monde parallèle sortant de l'imagination d'Anna Wintour et de l'île du Docteur Moreau. Plein de gens étranges qui ne savent pas qu'il y a quatre saisons et qui ne semblent pas conscients qu'à Paris, au mois de mars, il caille. Jupettes et micro trucs hybrides. Color block partout, fringues d'aliénés et jeunes en manque de reconnaissance (bah oui, plus possible de faire la Star Ac pour être connu) qui s'habillent comme des aliénés pour être remarqués par les street-stylers. Faut-il rire ou pleurer? Et au mileu de tout ça, les "vraies" figures de la Fashion Week : Jeremy Scott entouré d'une nuée de gens étranges (à vrai dire, on ne peut pas dire que le créateur soit "low profile" mais pour quelqu'un qui fait des trucs si délirants, il avait l'air d'avoir la mâchoire un brin crispée) et The Sartorialist, chéri de la Garance Doré nationale, qui attendait le chalant devant chez Colette, visiblement insensible aux post-ados qui roulaient des mécaniques devant lui dans l'espoir d'un cliché.

Bref, Paris pendant la Fashion Week, c'est un peu comme la série Dallas : des coiffures improbables, des épaulettes et des gens qui picolent.

11.03.2011

Kate Moss + Longchamp = ?

La brindille a encore frappé. Elle nous la joue healthy (hum...) à clapoter dans la piscine et prendre le soleil (anglais) pour sa collection, Faraway, en collaboration avec Longchamp.

Très estival, très Bardot. Décidemment c'est dans les vieux (vieilles) pots (peaux) qu'on fait la meilleure confiture.

Que pensez-vous du spot/de la collaboration manifestement faite pour être un bon buzz (la preuve...)?

Les fables d'Aesop.

Ah le titre de dingue. Comme quoi ça sert (parfois) d'avoir plein de diplômes qui ne servent à rien.

En bon petit mouton, j'ai été intriguée par l'article de Géraldine Dormoy sur Aesop. De nature curieuse (et plutôt à l'affut des nouveautés pouvant m'éviter la fréquentation de Sephora), j'ai donc décidé de filer jusqu'au 256 rue Saint-Honoré.

Après avoir affronté les échaffaudages rendant le trottoir un brin impraticable et la boutique peu visible, je suis rentrée dans cette bulle design. Le décor, signé Rodney Eggleston, architecte australien de son état, est aussi enveloppant que déconcertant. Du bois, du sol au plafond, mais version chic (et non pas "Ma cabane au Canada").

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Globalement, Aesop, marque Australienne, ne propose que le meilleur du meilleur dans la composition de ses produits : végétaux et minéraux. Ce qui donne parfois des odeurs assez spéciales, un brin "médicales" (qui s'accordent plutôt bien avec le packaging "pharmacie design" très épuré) mais après avoir testé un certain nombre de produits, je trouve que les odeurs sont toujours agréables et peu agressives. Mention spéciale pour la crème hydratante pour peaux mixtes à la mandarine et au citron qui donne juste l'impression de se tartiner la truffe de tarte au citron. Yum !

Se rendre chez Aesop est un vrai plaisir : l'accueil est patient, gentil et de bon conseil. Vous pouvez tester les produits à coups de massages sur les mains réalisés par les vendeurs. Vos achats sont mis dans des petits sacs en tissu, ornés d'une illustration et d'une citation plus drôle...à collectionner.

Même Shrek et le Roi Grenouille se sont laissés tenter. Donc vous pouvez tenter la visite sans craindre une crise d'impatience masculine... Et un bon plan, un !

Aesop Saint-Honoré
256, rue Saint-Honoré
Paris 75001, France
Téléphone +33 (0)1 40 20 96 14
sainthonore@aesop.com

 

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